Chronique Les héros de la Pub : Le Père Lustucru

 « C’est la mère Michel qui a perdu son chat,

Qui cri par la fenêtre à qui lui rendra.

C’est le père Lustucru qui lui a répondu :

– Allez, la mère Michel, vot’ chat n’est pas perdu… »

 Cette comptine française date des années 1820, mais elle s’est installée dans nos foyers un siècle plus tard, avec les pâtes Lustucru aux œufs frais entiers.

« Au départ Lustucru est un personnage imaginaire du 17ième siècle qui s’était donné pour mission de corriger ces femmes insupportables, les précieuses ridicules, en reforgeant carrément leur tête… À coup de marteau ! Une manière un peu radicale, mais qui pour lui était la seule et unique façon de leur faire rentrer la sagesse dans le crâne. L’eusses-tu-cru ? (un plus-que-parfait du subjonctif qui lui restera comme nom).

Avec de telles méthodes, ce Lustucru ne se faisait pas que des amis.. C’est pour cela qu’il aurait fini lapidé par la gente féminine. Deux siècles plus tard il ressuscite sous la forme plus positive du voisin de la Mère Michel. Mais son grand retour s’opère par la porte de la cuisine. Il prend encore une fois en main la vie des femmes, mais cette fois-ci avec bienveillance, pour leur proposer un plat adapté à toute la famille.

Qu’il soi bedonnant comme à ses débuts, ou que son buste soi devenu ni plus ni poins… un œuf (argument principal de la marque), le père Lustucru arbore le célèbre damier bleu et bleu ciel de Lustucru.

On doit cette charte graphique au dessinateur Synave. La petite anecdote dit que c’est lors de sa désignation comme gagnant du concours d’affiches pour le lancement, au restaurant Ledoyen, en 1911, qu’un autre illustrateur, Forain, va proposer pour nom « Lustucru » et donner forme au ventripotent au gilet à carreaux bleus et blancs.

Par la suite, les plus grands artistes offriront leur talent au père Lustucru. Coiffé d’un bonnet ou d’une coquille d’œuf, le visage rubicond ou les yeux, le nez, la bouche, les cheveux dessinés en macaronis, il ne va jamais cesser d’inspirer la confiance par ses formes généreuses. »

Benjamin Le Coz pour We Com’In

Source : Livre « Les Héros de la pub »

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